Une dame qui se renseignait sur nos accompagnements -et qui j’espère nous rejoindra vite- me demandait quelle était la proportion de femmes dans mes groupes et avec quel sexe je préfère travailler…
Il a donc fallu que je réfléchisse et fasse mes comptes.
30%… Pas un score terriblement impressionnant! Cela dit en faisant quelques recherches, j’ai découvert qu’il y avait à peine 20% de femmes cadres supérieurs en entreprises privées en France!

Je n’ai aucune préférence pour un genre ou l’autre, en revanche j’insiste toujours pour la mixité dans mes groupes de travail.

Il existe beaucoup de littérature sur les qualités du manager et presque tout autant au sujet des caractéristiques typiquement masculines ou féminines.
Sans (trop) énoncer de clichés, si je reprends à mon compte certaines de mes dernières lectures, j’avancerais que les notions de transversalité, de travail en équipe sont souvent plus naturelles aux femmes. Et bien entendu ce sont des valeurs sur lesquelles s’appuient les ateliers et groupe de travail que nous animons. Il est toujours très utile d’y avoir certains éléments moteurs. Selon mon expérience ce sont souvent des femmes. Elles opèrent qui plus est volontiers sur un mode fédérateur et il n’est pas rare qu’elles cherchent à intégrer les nouveaux ou ‘récupérer’ ceux qui sont en retard.

La résilience, la capacité à se donner des objectifs qui ne sont atteints qu’en maintenant son effort sur la durée, en s’organisant pour avancer de façon régulière, sont là-encore des attitudes plus souvent attribuées aux femmes. Ai-je besoin de répéter à quel point elles sont fondamentales pour réaliser une transition efficace?

Il est aussi fréquent que les notions de prise de risque, d’ambition, d’affirmation de soi et d’assertivité soient considérées comme masculines et une fois de plus, elles me sont très utiles pour la mise en œuvre d’une démarche réseau efficace.
Il est vrai également que souvent, chez les femmes, la motivation est plus rationnelle. Il m’est plus difficile de piquer leur orgueil, de les stimuler par l’opposition ou de générer en elle l’émulation par la comparaison ou la compétition.

Au final je ne vais pas vous écrire une nouvelle version des « femmes viennent de Venus et les hommes de Mars ». Ce que je recherche c’est le mélange, l’exemple que les uns donnent aux autres, les partages et les transferts. Il me semble que cela ne peut se faire que par la rencontre et la proximité. C’est la raison pour laquelle non seulement nous mélangeons les genres, mais aussi les ages, les fonctions, les secteurs et les niveaux de responsabilité en entreprise. Le réseau n’est pas une caste.
Il y a ainsi toutes les chances de notre coté de parvenir à créer les conditions de la réussite.
Pour tous et chacun.

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