easter eggs

En cette période de Pâques, le rapprochement avec ces traditions chrétiennes n’est pas anodin, et complètera les fables du lointain cousin du lièvre (voir nos fables du lapin libérateur.)

En effet, la démarche de libération de l’entreprise doit elle se rapprocher du lièvre, qui bien évidemment se déplace sur le terrain et laisse des chocolats aux bons endroits, ou au contraire de la cloche qui de très haut, « droppe » ses œufs en survolant le terrain, et est moins précis, bien que plus rapide ?

Par Xavier GUY.

Dans son livre Reinventing Organizations, Frédéric LALOUX présente plusieurs modes de réalisation, que l’on peut désigner par :

Reinventing Organizations la BD

L’effet miroir

La contagion

La vaporisation

La diffusion (notamment explicitée par Olivier ZARA dans la stratégie du thé)

A ces quatre méthodologies, je rajouterais :

Le saupoudrage de la cloche, et

Le parcours plus long du lièvre planteur.

Le premier est assez proche de la vaporisation mais dépend de l’écho que des individus volontaires vont avoir dans leur milieu professionnel au sein l’entreprise même.

Personnellement par expérience, je préfère la lapin planteur, qui sur le terrain, au plus proche sélectionne les individus, les endroits, pour y semer ses chocolats (ou le bon grain) …

Il y a d’abord une sélection des « récipiendaires » que la cloche ou la vaporisation trop généralistes ne font pas. Par sélection, il faut entendre « aller dans le sens de l’énergie » comme le rappelle Frédéric LALOUX à la suite de la présentation des différents modèles de libération d’entreprise. Autrement dit, saisir l’occasion ou « faire en allant » comme dit Jean-François ZOBRIST dans la Belle histoire de Favi.  La proximité avec le terrain permet ensuite de vérifier la bonne prise de la graine dans son milieu, d’adapter au milieu en plaçant des conseils en fonction des aléas, de personnaliser la pousse du phénomène. C’est d’autre part, une excellente base pour « contaminer » l’ensemble du champ d’action, avec des points d’ancrage solides, et en plus dispersés, soit la contamination, à laquelle se joindra « naturellement » la phase de diffusion.

bell

Personnellement, en regardant dans le rétroviseur, la méthode du lièvre a toujours été présente, voire même la première méthode. Tout d’abord parce que je suis plus à l’aise dans les champs, et vergers que dans les cieux. Ensuite parce que je crois que le terrain est riche, non seulement, par lui-même, mais aussi pour moi : pour comprendre le passé, voire le passif, pour m’apporter une autre vision, pour « sélectionner » les potentiels, pour comprendre le « collectif de travail », les besoins et attentes qu’ils soient individuels ou collectifs. Bref pour sentir, comme le fait le lièvre.

L’effet miroir s’est souvent déclenché spontanément par « mimétisme de progrès », par des individus que la sélection n’avait pas remarqué, prélude à une contagion pour « faire comme les autres » ou même montrer qu’on sait « faire aussi bien que les autres ou voire mieux ».

La diffusion relève pour moi du processus de communication, plus que d’un processus technique, ou stratégique et en tant que te concerne toute l’entreprise, ou entité relevant de mon périmètre.

Je n’ai pas identifié de phénomène de vaporisation, dans les conduites vers la libération que j’ai réalisées.

Mais dans tous les cas de figure il me semble important de garder à l’esprit ces deux règles, pour rendre plus agile :

1°) Le succès de la démarche reposera toujours sur l’adhésion d’individus (un nombre certain ou un certain nombre)

2°) Comme le Frédéric LALOUX : « Le plan idéal n’existe pas. Il serait avisé de tester plusieurs approches et de voir celles qui marchent. » Autrement dit, ne soyons pas manichéen…

Mes expériences ne sauraient être ni la panacée ni les seuls critères. Faites-nous connaître, les vôtres.

easter rabbit

 

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