Ce matin, j’ai eu beaucoup de difficultés à me lever. Et mon premier rdv, un petit déjeuner de travail, me faisait rencontrer quelqu’un qui avait l’air encore plus fatigué que moi! Au sortir de cette rencontre, je rappelle une des personnes qui m’avait laissé un message, je réponds à ses questions puis comme je lui faisais remarquer qu’elle avait une petite voix, elle se déclare épuisée.
Et tout ca un lundi!

C’est l’effet fin d’année.
Durant cette période particulière il faut souvent assurer le quotidien et préparer l’avenir. Mettre les bouchées doubles en ce qui concerne la quantité de travail est fatiguant, bien entendu. Il n’est pas plus simple par ailleurs d’un point de vue intellectuel de passer son temps à faire la navette entre la pression du quotidien et la projection dans le futur. Enfin, la fin de l’année est une date butoir pour tous, avant laquelle il serait bon d’avoir achevé (positivement) un certain nombre de nos projets, et cela constitue une pression supplémentaire!
Face a cette réalité, il n’y a pas de différence entre ceux qui sont en poste, et ceux qui sont en transition.

La réalité est que beaucoup d’entre nous se laissent déborder. Cela peut se traduire par le fait de devoir emporter du travail à la maison, de ne plus réellement consacrer de temps à ses proches, de ne plus pouvoir lire, aller au théâtre … Et cela suscite, pour ceux qui ont encore le réflexe de prendre du recul, des questions:
Comment ‘assurer’ et en faire plus, sans en faire trop?
Est-ce que je gère mal mon temps: je suis disponible pour le travail, mais plus pour moi?
Au final, à moins que vous ne soyez déjà un ours en temps normal, vivant sans trop de contacts avec les autres, des tensions en découlent, puisque physiquement et intellectuellement, voire sur le plan affectif, vous n’êtes pas disponibles et vous spoliez vos proches. En effet, vos proches ne voient pas pourquoi vous ne coupez pas les ponts avec les enjeux de travail et vous reprochent soit de ne pas bien vous organiser, soit de ne pas faire l’effort nécessaire.
Et vous de votre coté éprouvez certainement des difficultés à supporter la pression et la charge de travail… et n’êtes donc ni très réceptifs ni très ouverts aux remarques et critiques, fussent-elles constructives.

Durant cette période, encore plus qu’en temps normal, je ne saurais trop vous conseiller de maitriser votre temps. Et je ne connais pas de meilleure solution que la suivante:
70% de votre temps pour le travail, 20% dédiés aux autres et 10% consacrés à vous et je ne parle que du temps sur lequel votre libre-arbitre s’exerce: emmener les enfants à l’école, participer au diner n’en font pas partie!! Cette répartition n’est pas mon invention, je suis même incapable de vous dire où j’en ai pour la première fois entendu parler, mais j’ai pu personnellement et à travers ceux que j’accompagne en valider l’efficience depuis longtemps. Les 30% hors travail sont ceux qui vous permettent l’équilibre et vous donnent l’énergie. Se focaliser un petit peu sur soi et se faire plaisir l’apporte de façon évidente. Donner à vos proches permet de se sentir utile, mais plus encore les rassure sur votre capacité à faire face. Ils vous accorderont encore plus volontiers leur soutien.

Il n’est selon moi pas possible de maintenir sur la durée une grande quantité de travail, de longues heures et une qualité de prestation élevée… S’il semble impossible de faire autrement pendant une certaine période de temps, il faut se résoudre à compartimenter, mesurer et contrôler son utilisation du temps. Je conviens que la spontanéité est très appréciable et qu’elle n’a guère de place dans ce que je vous propose, mais de façon temporaire, ceci peut garantir que vous parviendrez à surmonter l’épreuve.

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N'hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire