Lorsque j’étais adolescent dans ma banlieue fleurie de tags je voyais souvent une signature revenir sur les murs: ‘p.m.a.’ … un jour je l’aperçue développée: ‘positive mind attitude’. Cela changeait du classique ‘ntm’!
Ce graphe m’a beaucoup fait réfléchir. Avoir un état d’esprit positif dans les banlieues de béton n’est pas très facile. Dans un autre registre, se battre pour retrouver un emploi, ou supporter des collègues/hiérarchiques ultra-compétiteurs qui cherchent à vous exploiter en même temps qu’écraser, n’est pas une partie de plaisir.
Puisque dans la majorité des cas que je rencontre la fuite, le changement radical ne sont pas des options possibles, je continue à considérer cette approche positive comme l’une des plus efficaces dans le monde du travail.

La quantité de facteurs déstabilisants/énervants/démotivants auquel un cadre en transition doit faire face est inimaginable. Entre:
– le contact réseau qui vous assène de ‘bons conseils’ et vérités auto-proclamées qui vont à l’encontre de tout ce que vous avez mis en œuvre ses 3 dernières semaines,
– la règle du clonage dans les recrutements,
– ou les promotions internes qui surviennent en dernière minute,
on ne manque pas de raisons de se sentir abattu. Sans compter qu’aucun interlocuteur (moi compris) n’est jamais disponible quand on en a besoin…
De même les coopérations entre cadres à l’intérieur des entreprises -indispensables au bon fonctionnement- ne sont jamais vraiment exemptes d’arrières-pensées, de priorités personnelles, de jeux de pouvoir ou de grandes manœuvres politiques.
Je ne continue pas le catalogue de tout ce qui vous et moi nous fait ployer les genoux et nous encourage à baisser les bras…

Oui mais.
Ceux que j’accompagne en outplacement ou en poste n’ont quasiment jamais le choix. Il doivent réussir – dans leur poste ou à en retrouver un.
S’ils y parviennent, alors peut-être se rappelleront-ils ensuite qu’ils ne doivent pas se comporter de façon décevante pour les autres, ceux qui sont dans la situation qu’eux-mêmes viennent de quitter. Espérons-le. Mais c’est un sujet pour plus tard. Quelle est la meilleure façon de résoudre le problème immédiat?

Je propose de vous mobiliser. Mobilisez vos énergies pour construire un élan, une dynamique qui ne risque pas de s’arrêter.
Tout ceci est une question d’économie, une simple affaire d’investissement et de retour.
‘Un sourire ne coute rien’. Partons de cette évidence.
Souriez. Vous verrez, même au téléphone, cela met fréquemment l’interlocuteur dans de bonnes dispositions.
Et tant que vous y êtes, puisque, de toute façon, vous devez analyser les situations auxquelles vous faites face, attachez-vous surtout à en tirer le positif.
Ainsi, dans une confrontation professionnelle partez du fait que votre interlocuteur a besoin de votre travail, donc offrez lui votre service. Il/elle serait bête de s’en passer, et imposez progressivement votre mode de travail pour que cela vous soit le moins ‘couteux’ possible. C’est ainsi que l’on arrive au win/win.
En fait le seul effet de voir le verre à moitié vide est que vous vous démoralisez vous-même et qu’il en coute plus de vous remotiver…

Et si en ce moment vous manquez d’inspiration ou d’énergie, pour garder/retrouver ce bon état d’esprit, je vous conseille d’investir 2 petites heures de votre temps pour voir le film ‘les intouchables’. Continuez avec ‘la guerre est déclarée’. Dans les 2 cas les sujets sont durs, mais les personnages, par leur énergie, leur volonté d’aller de l’avant arrivent à transformer des situations difficiles et délicates en moments de réussite ou de bonheur.

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