On ne s’entraine pas au marathon en jouant aux billes.

« tu devrais participer a ce recrutement, cela t’entrainerait »

Les cadres que j’accompagne entendent cette phrase au moins autant que je l’ai entendue lorsque j’étais en classe prepa. On me recommandait de passer les épreuves de sélection des « petites Écoles », car elles avaient lieu avant les concours des écoles principales. Leurs écrits et leurs oraux devenaient de la sorte une série d’épreuves d’échauffement en condition réelle.
Donc je me suis retrouvé en face d’un jury censé mesurer ma motivation à effectuer ma scolarité dans une École qui ne m’intéressait pas et dont je ne connaissais presque rien.
Je me suis pris une taule! De la 89eme place après l’écrit, j’ai dégringolé au-delà de la 700eme à l’oral avec notamment un superbe 2 / 20 à l’entretien de « motivation ».

C’est justement là que le bat blesse: comment montrer sa motivation pour quelque chose qui ne vous intéresse pas et que vous n’aurez pas choisi et encore moins recherché?

Selon moi, préparer les entretiens de sélection ne signifie pas apprendre à simuler (l’intérêt) ni à dissimuler (les intentions réelles, entre autres). C’est une activité dont le but est de se caler par rapport au message que l’on cherche à passer chaque fois. Pour s’assurer le meilleur taux de réussite ensuite quand vous jouerez « pour de vrai ». Savoir comment, en transparence, rassurer, séduire, montrer son intérêt. Pour pouvoir passer à l’épreuve suivante, jusqu’à obtenir une offre!

LE BON ENTRAINEMENT
Vous n’avez pas tous la chance d’être accompagné dans vos transitions par un professionnel, encore moins un professionnel du recrutement; vous n’aurez donc pas d’exercices de simulation d’entretien. Cela n’a que peu d’importance.
Le meilleur moyen de vous préparer est selon moi de rencontrer les cabinets de recrutement. N’attendez pas qu’ils vous contactent parce qu’ils ont vu votre cv quelque part ou qu’ils aient un poste pour vous. Sollicitez-les en avance de phase. Allez les voir pour leur expliquer qui vous êtes, ce qu’est votre offre de services, et ce que vous projetez. Écoutez leurs réactions, ne les prenez pas au pied de la lettre. Comparez avec vos autres entretiens cabinets et au bout de 5 ou 10, faites-vous votre opinion.
Voilà. Vous aurez ainsi votre schéma directeur de conduite et de déroulement d’entretien.

Cela me semble bien plus efficace, riche et intéressant que le fait de passer un entretien isolé pour un poste quelconque, alors que vous n’êtes sans doute pas encore prêt.

Croyez-moi, lorsque l’on veut trouver un nouvel emploi, l’échec à un entretien « qui compte pour du beurre » n’a rien de préparant…

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