Quelle est la bonne quantité de travail quotidien lorsqu’on ‘ne travaille plus’

Lors d’un de mes ateliers réseau pour managers en transition, plusieurs personnes se demandaient pourquoi le temps passait si vite durant leurs journées de recherches. Ils comparaient la quantité d’actions qu’ils menaient au cours d’une journée de travail en entreprise et celle -bien plus pauvre apparemment- réalisée lors d’un jour de recherche.
Faut-il s’inquiéter de cette apparente faible productivité?

« Il y a quelques mois dans une journée normale je participais à 4 réunions, je faisais 2 ‘négo’ et plusieurs points avec mes collaborateurs, en plus de passer 5 ou 6 coups de fils… Aujourd’hui, lorsque j’ai envoyé 10 e-mails et fait 2 candidatures, c’est champagne! ».
C’est très vrai. Et j’entends fréquemment des remarques de ce type. Je suis sensible au découragement qui pointe en filigrane. Je voudrais donc y apporter quelques commentaires et, j’espère, un début de remède.

Lorsque l’on n’est plus en poste, on oublie certaine réalités.
Relativisons… Mes journées étaient-elles réellement toutes aussi chargées que celle décrite ci-dessus? Si l’on ne compte que les événements dont j’étais à l’origine, voire ceux que je pilotais, en soustrayant ceux auxquels je ne faisais que de la ‘figuration’… n’arrive-t-on pas à un décompte plus modeste qui correspond davantage au chiffre atteint dans une journée de recherche?

Cela dit, ce manager dans mon atelier pointe un fait central de toute transition: puisqu’on y travaille majoritairement seul, on devient le seul moteur de son activité. Et ce n’est pas simple, en termes de gestion de son temps, d’efficacité de ses actions et donc au final de motivation…
Il est très facile de trouver que l’on n’avance pas beaucoup, voire trop peu et donc qu’on ne s’en sortira jamais. D’où une grande démotivation. Ou bien une fuite en avant dans des actions chronophages mais dont l’efficacité reste à prouver (du type passer plus de temps à éplucher les sites d’annonces ou faire du lèche-vitrine sur LinkedIn…), mais qui -et ca c’est certain- finissent par fatiguer.

Je l’ai dit ailleurs (cf. le post: ‘l’éloge de la routine’): une transition prend du temps, c’est un travail de longue haleine, il faut faire attention à la manière de s’y prendre, se fixer des routines est recommandé. Je vais rajouter deux commentaires simples à suivre et mettre en œuvre.

Donnez-vous des limites:
Fonctionnez en ‘sprints’ et appliquez donc la règle suivante: je ne travaille que par phases de 90 minutes et je les sépare de 30 à 60 minutes durant lesquelles je me change les idées car je ne travaille pas sur ma recherche. Je peux néanmoins travailler ainsi 6 heures minimum par jour, ce qui est très bien et surtout, vous verrez, moins fatigant.

Donnez-vous des objectifs:
Mesurez-vous à vous-même! Voyez si vous êtes capables de commencer et finir certaines actions durant l’un de ces sprints ou si vous en avez besoin de plusieurs… je vous recommande d’écrire une ‘to-do list’ qui comporte des ‘deadlines’ du type « il faut que j’aie fini ceci avant… ». Prenez comme unité de mesure chaque sprint, chaque jour, chaque semaine.

Je ne prétends pas pouvoir avec de si simples petits outils combler vos doutes, ni vous redonner le moral… Je pense en revanche qu’il n’y a aucun intérêt à ne pas appliquer de méthodes durant votre travail de transition. Je crois que ces ‘trucs’ peuvent grandement vous aider dans votre démarche et contribuer à ce que vous travailliez mieux, à ce que vous ayez une meilleure efficacité. Essayez!

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