successChaque fois que j’accompagne quelqu’un, cette personne est hors de sa zone de confort.
J’ai parfois l’impression que c’est de ma faute: tout ce que je leur propose de faire, qu’il s’agisse de trouver un nouveau job ou de mieux vivre leur vie professionnelle, est nouveau, différent, peu évident, délicat, difficile… Bien entendu, il ne s’agit pas de moi: ils ont eu l’intelligence de se faire accompagner pour mettre en œuvre quelque chose qu’ils jugeaient nécessaire mais n’étaient pas certain de pouvoir accomplir seul.
En tout cas, ce serait une erreur de considérer mes mentorings uniquement comme de la transmission de savoir, de méthodes et d’outils. Il y est surtout question de travail et d’efforts sur la durée, de doute, de remise en question, de volonté et de résistance.

Le développement personnel n’est pas chose facile. Les managers qui souhaitent changer et évoluer doivent fournir de réels efforts:
Une personne que j’ai accompagnée vient de m’appeler pour me dire qu’elle allait refuser une promotion certaine… Parce qu’elle se plait beaucoup dans sa fonction; mais surtout parce qu’elle ne se verrait pas concilier ce nouveau boulot et sa vie de famille à ce stade. L’un de mes amis m’a contacté récemment, le moral dans les chaussettes: il ne sait comment faire pour se sortir d’une période d’oisiveté forcée, il n’a pas la volonté et l’énergie nécessaires pour se mettre en recherche de son futur job. Plusieurs des managers en transition que j’accompagne actuellement doivent chaque fois qu’ils appellent un contact réseau au téléphone, faire un très grand effort et prendre sur eux car cette activité va contre leurs réflexes, leur nature, leur orgueil (pas de commentaire, juste un constat).
Une grande part de mon activité est consacrée à la motivation. Je dois montrer et sans cesse rappeler le pourquoi de nos actions et le but qu’elles permettent d’atteindre, si je ne veux pas qu’ils renoncent. Au-delà même de la difficulté ou de l’ampleur de la tache, de l’éventuelle remise en question qui peut l’accompagner, il faut de toute façon pouvoir dépasser les obstacles matériels. Ils sont plusieurs à m’écrire et m’appeler le week-end ou très tôt/tard car ils n’ont pas le temps de réfléchir dans leur temps de travail classique…

Pour certains il existe une insatisfaction constante qui pousse à avancer et pour d’autres nécessité fait loi, tout simplement.
La seule constante selon moi est que pour chacun d’entre nous, rien n’est acquis. Même ceux qui ont la chance de s’être vu donner leur position, leur situation, leur ‘statut’, doivent travailler pour les garder, les consolider, les accroitre.

Face à cette situation, je ne connais que 2 possibilités: soit on baisse les bras – je ne perdrai pas de temps à décrire le résultat-, soit on lutte constamment. Dans ce cas, pour ne pas perdre espoir, volonté et énergie, nous devons adopter un comportement, une hygiène de vie qui s’appuient sur deux réalités:
Être convaincu que le but que l’on cherche à atteindre en vaut la peine,
Non pas accepter les efforts quotidiens ou fréquents, mais les apprécier et chercher à exceller dans ses tâches.
Je n’ai pas trouvé d’autres solutions pour ne pas craquer en chemin.

Dans un an je courrai mon premier marathon. J’ai bien l’intention de l’achever en moins de 4h.

Et je vais aimer chacun des 1300 kilomètres que je vais courir d’ici là pour m’y préparer.
Je n’ai pas le choix: JE VEUX REUSSIR.

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