twarzNous sommes en période d’entretiens pour les admissions en École de Management. Je lis à distance les conseils aux admissibles distillés par le Directeur de l’école dans laquelle j’ai étudié.
Un de ceux qu’il a ‘twitté’ hier me fait réfléchir. « ‘êtes vous consciencieux?’ est une question piège: trop consciencieux, vous pouvez vous perdre dans les détails… »
La conscience est une vertu. Il faut la débarrasser de son image négative, car conscience et exigence sont des atouts majeurs du bon manager.

On ne peut pas piloter une équipe, une unité, une entreprise au hasard. Je l’ai écrit ailleurs: il faut un but, un projet, des indicateurs de progrès. Comment utiliser cette démarche au mieux, AVEC CONSCIENCE, sans devenir un tâcheron et perdre de vue l’horizon?

Partons de deux constats:
on ne peut pas se fixer d’objectifs si on ne sait pas les définir,
et on n’améliore que ce que l’on mesure.

Il en découle que seul ce qui a été défini de façon tangible et quantifiée peut servir, lorsque l’on parle d’objectifs ou d’états d’avancement. Sinon on ne sait pas où l’on est, ni où l’on va et comment même partager avec les autres ce que l’on a fait et ce que l’on attend d’eux. Comme se donner des obligations en termes de travail sans mesurer? Lorsque les choses ont été définies de façon précise et universelle alors on dispose de faits auxquels se rapporter, se confronter et d’étapes à franchir, voir de démarche à suivre. Faire avec conscience, être consciencieux, c’est remplir ses obligations avec soin -ce qui est faisable si on sait exactement ce que l’on a à faire-; ce n’est pas se perdre dans les détails. Sauf si on le fait mal.

Une fois que l’on a mesuré, et donc défini ses objectifs et les actions à réaliser pour les mettre en œuvre, la vérité est froide et clivante: on est au rdv des chiffres et des faits, ou non. On ne peut pas faire les choses à moitié. Il ne suffit pas de faire de son mieux. Évidemment, il vaut mieux définir des objectifs atteignables, au préalable. Mais si l’on a un minimum de respect pour la démarche (et pour soi), on se fixera tout de même des enjeux ‘forts’. Il devient alors fondamental de ne pas céder à la facilité et de se battre. Aussi bien contre les circonstances, c’est-à-dire ce qui survient de façon exogène que contre soi-même pour viser l’excellence.
Dans ce domaine, il y a beaucoup à apprendre et comprendre en regardant les sportifs de très haut niveau -je twitte d’ailleurs fréquemment sur ces sujets-. Les très grand se battent en permanence avec eux-même et ensuite contre leurs adversaires. Ils ne concèdent jamais la victoire à autrui.
Je crois donc pour ma part que dans le domaine professionnel, il faut donc D’ABORD ET AVANT TOUT être exigeant avec soi-même. Et expliquer pourquoi il en est ainsi aux autres, surtout ceux que vous managez, mais également vos pairs et votre hiérarchie.

Aristote imposait à ses disciples d’être géomètre: il entendait par là que l’on ne pouvait partir en quête de la sagesse si on n’était pas capable de (se) mesurer. Je crois bien en la validité de ce postulat pour nos vies au travail. Comment mesurez-vous votre performance et vos progrès? Quels sont vos objectifs, comment les définissez-vous? La quête de l’excellence implique que l’on s’y consacre avec conscience et exigence: il me paraît sain de se donner des buts élevés et de se consacrer réellement aux choses auxquelles on accorde de l’importance.

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