folderVous finirez par croire que je suis mono-maniaque. J’ennuie mon monde avec mes process, mes standards, mes routines…
Mais je pense vraiment que:
– l’improvisation ne saurait garantir la performance,
– la seule certitude que l’amateurisme apporte c’est de ne pas être le meilleur.
Il ne faut pas se cacher derrière une mauvaise compréhension de la maxime de Coubertin. L’essentiel c’est de participer … quand on est aux Jeux Olympiques! Pour arriver aux jeux il faut d’abord travailler comme un malade. Travailler comme un malade veut surtout dire s’entrainer à pratiquer sans cesse les même mouvements optimisés face à certaines situations.

Et on ne voit pas -sauf sous le coup du trac- un sportif arrivant aux jeux olympiques se mettre à ne plus respecter les règles de son art. Si on oublie le petit jeu de jambes, on se fait piler au tennis, si on ne se bat plus pour mettre la main sur le haut du kimono du gars d’en face on ne risque pas de passer beaucoup de techniques, etc…

Il en est de même dans le business. A quoi sert-il de prendre des cours de management, de vente, de négociation… si on n’en tient pas compte dans la pratique par la suite? Doit-on vraiment considérer que les cours et les apprentissages sont solubles dans l’expérience et dans le temps?
Je me suis aperçu il y a déjà longtemps que je n’apporte pas beaucoup de nouvelles choses aux managers que j’accompagne lors de mes mentorings. Ils ont davantage besoin que je les aide à focaliser leurs idées, à analyser les événements… et que je les aide à retrouver les méthodes, à remettre des routines en place. Cela permet d’améliorer leurs performances et de les rassurer car ainsi ils n’avancent pas dans le brouillard, ils connaissent la prochaine étape.

Revenons donc aux basiques:
Si l’on veut manager des équipes, il ne sert à rien de ne pas dire merci en fin de discussion avec ses troupes. Il faut de même annoncer l’ordre du jour des réunions au minimum en début si on ne l’a pas envoyé avant. Et idéalement on écrit, ou fait en sorte que soit écrit, un compte-rendu de la réunion sous la forme d’un ‘qui fait quoi, quand, avec qui…’
Lorsque l’on contribue à une réunion, la première fois que l’on s’exprime, on annonce ce que l’on en attend et ce que l’on pense pouvoir apporter.
On envoie un e-mail de remerciement faisant compte-rendu de l’entretien à un client que l’on a rencontré.
Lorsque l’on dit que l’on va faire quelque chose pour quelqu’un d’autre avant telle date, on l’inscrit sans plus tarder dans son agenda au bon moment et lorsque l’on voit des choses marquées dans son agenda on les réalise…

Il y en a des dizaines d’autres. Si bien qu’il n’est pas facile de se tenir à tous. Pour un grand nombre de managers c’est une constante lutte. Je suis pour ma part pris à défaut très régulièrement. Si parfois on oublie de faire les choses de la bonne façon, cela n’empêche pas que l’on doive s’y efforcer en règle générale. C’est la première étape sur la voix de l’excellence.

Cela s’appelle le professionnalisme je crois.
Il me semble que l’expérience et la pratique doivent permettre de transformer les apprentissages et les méthodes, c’est-à-dire les acquis, en réflexes, c’est-à-dire presque en inné, pas les émousser et encore moins les remplacer.
Sauf si bien entendu vous parvenez à améliorer les méthodes et en développez de nouvelles, plus efficaces encore!

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