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Les cadres que j’accompagne dans leurs transitions le découvrent vite: la pratique, assidue, focalisée et surtout pro-active du réseau est la plus efficace façon de proposer ses services à de futurs employeurs. Et ainsi de trouver son nouvel emploi. Elle ne permet malheureusement pas de gagner à tous les coups.

ELLE GARANTIT DE GAGNER … A TERME.

Et donc tôt ou tard ils se (me) posent les 2 questions fondamentales du voyageur, celles des gamins en voiture: « c’est encore long? » et « Est-on bientôt arrivés? ».

Il n’y a bien entendu pas de réponse réellement satisfaisante.
En 2009 et 2010, la durée moyenne de participation à mes programmes réseau est comprise entre 6 et 7 mois, pour déboucher sur une offre. Si l’on a bien préparé sa communication au préalable: le marketing de soi.
Donc je réponds souvent: « cela donne tout le temps l’impression d’être trop long, c’est l’équivalent d’une grossesse »
Ce « processus de prospection » est une activité dense de tous les jours, et comparativement le résultat est fugace: c’est le moment où l’on reçoit une offre et celui où l’on décide de l’accepter. Si possible en ayant le choix, la possibilité d’en comparer plusieurs.

Comment y parvient-on?

J’ai des indicateurs, des Key Performance Indicators comme mes clients industriels:

  1. Il faut généralement que le candidat ait participé à 3 – 5 processus de recrutement dans leur globalité pour trouver son bonheur.
    Et chaque processus lui aura fait rencontrer un minimum de 3 personnes et passer entre 4 et 5 entretiens de sélection.
  2. Ceci a bien entendu été rendu possible grâce aux entretiens réseaux qu’il aura su générer. Ceux-ci l’auront mis sur la piste de processus de sélection, avant qu’ils ne débutent ou de les prendre en cours. En moyenne 80 entretiens réseau auront été nécessaires…
  3. Dans les équipes commerciales dont j’ai fait partie ou que j’ai pilotées par le passé, nous étions efficaces: nous ne perdions pas de temps à appeler dans le dur, nous préférions les introductions réseau aux « cold calls ». Il nous fallait néanmoins bien 5 discussions téléphoniques pour pouvoir obtenir un rdv face à face… Si nous maitrisions bien notre texte! C’est ce que j’aide les cadres que j’accompagne à faire.
  4. Au final ils auront donc de très intéressantes discussions téléphoniques avec près de 400 personnes différentes pour atteindre leur but.
  5. S’ils décident de soutenir le rythme assidu de 5 entretiens réseau par semaine, il leur faudra 4 mois de travail réseau intensif pour arriver à leurs fins.

Comme tout le monde a le droit de prendre des vacances et que rien n’impose le stakhanovisme dans les transitions professionnelles, les 6 à 7 mois se justifient pleinement.

Explorer ainsi certains segments de marché, travailler assidument à rencontrer des spécialistes de ces secteurs, est un travail de longue haleine. Il se passe de longs moments sans parvenir à se positionner sur un process de recrutement.
Ou alors il se peut au contraire que vous rencontriez votre « potentiel futur patron » et que vous lui donniez l’envie de vous prendre dans ses équipes. C’est le but après tout. Mais que malgré sa bonne volonté et ses efforts cela n’aboutisse pas. Parce que l’entreprise n’a pas créé le poste. Parce que l’on n’a pas trouvé de solution pour faire bouger l’actuel titulaire…

Finalement c’est ainsi que la plus grande partie de mon activité d’accompagnement consiste à maintenir le moral, soutenir, remotiver.

Mais la meilleure chose que je puisse faire c’est répéter inlassablement ce que mon « vieux » mentor (pardon Christian) formé au Japon au début des années 80 directement par Toyota à la philosophie de l’amélioration continue m’a enseigné:

LA SOLUTION EST DANS LE PROCESS.

Chaque expérience vécue doit contribuer à modifier et améliorer les outils, mais on ne remet jamais en question la méthode ni l’approche. Car sans guide, ni procédure, on peut errer à tout jamais dans les limbes de l’amateurisme, de l’imprécision et de l’indécision.

Cette période de votre vie professionnelle n’est pas seulement un mal nécessaire.
La vieille rengaine de management selon laquelle chaque problème peut être transformé en opportunité est, en substance, vraie.
Pendant quel autre temps de votre vie aurez-vous eu l’occasion d’avoir des discussions ouvertes, souvent bienveillantes et parfois « à bâton rompu » sur votre métier, le business et l’économie de secteurs qui vous intéresse, les carrières et vie professionnelles, avec des pairs? En un tel volume et avec une telle densité?

Tout ceux qui ont trouvé grâce à notre démarche en conviennent, ce fut une des périodes les plus riches de leur vie professionnelle, qui les a profondément fait évoluer.

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