obrazekJe me suis déchiré 2 ligaments de la cheville gauche, il y a 3 ans.
Cette expérience, certes douloureuse, m’a été très utile. J’en ai tiré deux enseignements que je m’efforce de toujours mettre en oeuvre, dorénavant.


1. Lorsque l’on fait quelque chose, même aussi simple que courir, on s’applique : on se concentre tant sur sa destination que sur les étapes à traverser pour s’y rendre,
2. Quand on pense à l’avenir et que l’on essaie de prévoir quelque chose, il vaut mieux se donner tous les moyens et visualiser la façon de s’y prendre, plutôt que d’improviser et de faire confiance à sa capacité de réaction et d’adaptation.

Creusons.
Courir autrement que sur un tapis ou dans un stade demande de décider où on veut aller et par quel chemin.
Trop souvent je me suis contenté de répondre seulement à ces deux questions puis de me lancer dans l’effort. Résultat : un démarrage trop lent / rapide, une mauvaise gestion de la course dans son ensemble, je me suis parfois perdu… et un jour j’ai mis un pied dans un trou !

Mon expérience me montre qu’il y a 2 choses à faire pour mieux s’y prendre.

1. AVANT : La projection
Le kiné que j’ai consulté après ma chute m’a donné un excellent conseil. « Je ne peux pas vous traiter tout de suite, il faut attendre que votre cheville dégonfle un peu ; mais vous pouvez d’ores et déjà démarrer votre rééducation par la visualisation ».
Pendant les jours précédant la ‘vraie’ rééducation, j’ai passé quotidiennement 3 fois 15 minutes, les yeux fermés, à visualiser des mouvements de rotation, de flexion, d’extension de ma cheville, tel qu’il me l’avait demandé. La rééducation ensuite n’a pas été longue et j’ai recommencé le jogging beaucoup plus rapidement que je ne m’y attendais.
Si vous voyez un sauteur en hauteur faire les gestes de sa course d’élan avant de s’y lancer, un skieur mimer sa descente deux ou trois minutes avant de se mettre dans le portillon, c’est parce que les neuro-sciences ont établi que notre cerveau était stimulé de façon très similaire par la pratique ET la visualisation de la pratique. Les deux, ensembles, contribuent à la réalisation avec succès d’une épreuve.
Appliquons-le dans notre vie et au travail. Je veux accomplir quelque chose d’inhabituel, ambitieux, complexe ? Alors je m’imagine en train de le faire, de la meilleure façon possible, avec très grande précision, pas à pas. Cela ne garantit pas le succès à coup sûr ; en revanche, j’aurai de meilleures chances de réussite !

2. PENDANT : La maitrise
Quelle que soit l’efficacité de la préparation, l’épreuve ‘en vrai’ a de grandes chances de se dérouler au moins un peu différemment. Il faut un pilote pour reprendre la main quand survient quelque chose d’imprévu que l’ordinateur de bord ne peut traiter. Le fait d’être concentré sur ce que nous faisons nous permet d’appliquer de nombreuses petites modifications et adaptations pour encore mieux nous y prendre… et être sur le qui-vive permet d’éviter les catastrophes. Cela paraît une évidence ; mais dès que les choses deviennent répétitives, nous avons tous tendance à délaisser les sujets ou du moins à considérer les choses comme acquises.

Je ne sais pas vous donner de meilleurs conseils que ces deux-ci, Projection & Maîtrise, lorsque je vous accompagne, puisqu’ensemble nous souhaitons faire naître un changement et en faisons un projet à mettre en œuvre sur la durée.

Ecrit par Franck TOURTOIS.

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