C’est la fin de l’année: une période de bilan pour beaucoup d’entre nous.
Probablement une période de remise en question pour certains.
Par essence, j’aime bien les remises en question:
je suis Cartésien par éducation: pour moi le doute est fondateur,
les remises en question annoncent les changements, mon métier est d’accompagner les moments clés dans les carrières des cadres.
Cela dit la fin de l’année est aussi par essence une période durant laquelle le temps nous manque: nous avons un exercice à achever, un nouvel exercice à préparer et la volonté -cette fois-ci?- de consacrer suffisamment de temps à notre vie personnelle.
Il ne s’agit donc pas de se poser des questions stériles et de tourner en rond.

En général…
… Je me retrouve souvent dans mes accompagnements face à des problèmes de non-décision. Les candidats désespèrent parce que les entreprises rallongent sans cesse les processus de recrutement (et les consultants se désolent car leurs clients leur demandent encore et toujours de pouvoir comparer avec un nouveau candidat). Les cadres en poste aimeraient que leur boss / clients interne & externe se fasse une opinion définitive, approuvent (l’achat, l’allocation de ressources, la promotion…) et agissent, enfin!
Depuis que notre monde s’est donné les moyens technologiques de ‘faire du temps réel’, la culture du zapping et de l’échantillonnage s’est tellement développée qu’il n’y a plus de traitement en profondeur des sujets et il faut encore plus de patience qu’avant pour faire aboutir un projet…

Prenez la situation en main!
Vous ne pouvez pas tout le temps contrôler tous ces temps morts, mais vous pouvez peut-être influencer un certain nombre de sujets vers plus de rapidité, du fait de votre propre comportement. Si:
vous démarrez une réunion/un entretien en convenant du temps que l’on va passer ensemble,
vous commencez chacune de vos réunions de travail en spécifiant précisément les résultats que vous souhaitez obtenir au cours de cette réunion pour action immédiate à la sortie (au moins en ce qui vous concerne),
vous avez envoyé à l’avance l’ordre du jour pour que vos interlocuteurs se préparent,
vous commencez un processus de recrutement en expliquant que vous avez d’autres pistes et que vous devrez vraisemblablement prendre une décision avant telle date…
Vous atteindrez probablement des résultats plus satisfaisants qu’en vous fiant uniquement au bon vouloir universel.

Que voulez-vous VRAIMENT?
Revenons au sujet des questionnements professionnels, des remises en question et des grandes décisions. Sur mes 7 derniers entretiens de prise de contact avec des cadres la question ‘que souhaitez-vous faire ?’ est restée 5 fois sans réponse qui tienne et notre rencontre s’est terminée par: ‘revenez me voir des que vous saurez ce que vous voulez fondamentalement’. En effet il faut d’abord que mes interlocuteurs sachent identifier -et donc m’expliquer- ce qui leur plait et ce dont ils ne sont pas satisfaits dans leur conditions professionnelles actuelles pour que nous puissions avoir une base de travail.
Les choses se font dans l’ordre suivant: je sais ce que je veux, donc j’en déduis ce que je veux faire et je m’adresse à un spécialiste pour me donner les moyens d’y parvenir.

Luttez contre le marasme ambiant! Vous devez prendre conscience qu’il y a tant de choses intéressantes qui vous sont possibles. Je peux probablement vous accompagner et vous les atteindrez. Cependant vous devez m’aider à vous aider: faites vos choix.
Et puisque la situation s’y prête: bonnes fêtes de fin d’année!!

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