pic1Une journaliste vient de prendre contact avec moi pour obtenir mon avis ‘d’expert’ et plutôt que de m’interviewer par téléphone comme ils l’avaient tous fait jusqu’alors, elle m’a posé 2 questions par mail et demandé d’y répondre à l’écrit. Elle s’occupera ensuite de faire le tri. Elle a raison de procéder ainsi, c’est moins fatigant pour elle si elle ne prend pas de notes et peut faire des copier/coller. Et c’est aussi plutôt bien pour moi car cela fait la matière d’un post pour mon blog.
Les questions sont: «comment rester performants et motivés lorsque l’on est au chômage?» et «Comment rebondir après un licenciement et ne pas tomber dans le désarroi?»

J’ai choisi d’apporter une réponse en six points. Les trois premiers sont des questions de philosophie et d’attitude, ils traitent de l’approche pratique de cette période particulière. Ils feront l’objet du premier post.

SOYEZ ACTIFS
Je ne sais pas s’il existait un temps où il était possible en étant au chômage d’attendre que le système, aujourd’hui représenté par Pole Emploi fournisse le prochain job ou tout du moins des opportunités, mais si oui, ce temps est révolu!
De même lorsque l’on fait partie d’un licenciement collectif, il ne faut pas s’en remettre à l’efficacité du cabinet de reclassement et de ses cellules.
Je ne remets aucunement en cause le professionnalisme des cabinets ni de Pole Emploi.
Mais, de même qu’ils ne passeront pas les entretiens d’embauche à votre place, ils ne vous connaissent pas très bien non plus. Ils ne peuvent mener vos recherches à votre place!
Bougez-vous, car il s’agit de votre vie: ne la confiez pas entièrement à ces inconnus! Prenez tout ce qu’ils peuvent vous apporter, que ce soit les opportunités de poste ou que cela concerne les formations professionnelles ou celles liées aux techniques de recherche d’emploi. Utilisez les moyens qu’ils mettent à votre disposition pour effectuer vos recherches. Et soyez-en reconnaissants bien entendu. Mais ensuite mettez-vous en quête, soyez votre propre chef de projet: vous ne serez jamais bien servi que par vous-même.

MAITRISEZ LE TEMPS
En France la situation économique n’est pas bonne certes, mais dans la très grande majorité des cas le système de couverture sociale donne du temps aux salariés licenciés pour qu’ils rebondissent. Trop souvent ce temps n’est pas bien exploité.
Je conseille de prendre ce temps, de le découper et de le planifier, afin d’appliquer à chaque période une approche distincte. Un exemple: « les 6 premiers mois je vais essayer de trouver le job idéal, tout en regardant quelle formations sont accessibles pour m’orienter différemment. Au bout de 6 mois je vais me mettre en quête d’un compromis acceptable par rapport au poste idéal (salaire, distance, rémunération…), puis au bout d’un an je m’inscrirai à cette formation pour me ré-orienter tout en acceptant peut-être un boulot à temps partiel, afin de me mettre le plus possible à l’abri d’un point de vue matériel. »
Ce travail est fondamental pour ne pas tomber dans la démotivation, pour lutter contre le sentiment d’impuissance et pour prendre/garder le contrôle de sa démarche. Et il prend de plus en plus de sens au fil que le temps passe, sans cela on peut se perdre.

REBONDISSEZ
Cela sonne comme un cliché, mais on peut considérez un licenciement, une période de chômage sous un angle positif. Au pire, ce doit être une transition, et au mieux un moyen d’aller chercher un meilleur emploi.
Partez du bon pied et profitez-en pour faire le point. « Est-ce que j’aimais mon job? N’ai-je pas envie de faire autre chose? Quelles sont les parties de mon travail qui m’intéressaient et celles qui me déplaisaient? »
Posez-vous également des questions aux enjeux plus larges: Travailler de chez soi, Se mettre à son propre compte, Ouvrir un commerce, Racheter une entreprise. Évidemment, il faut être réaliste, mais rien n’oblige à se comporter en victime et à se précipiter vers le premier job qui passe sans. Faites des choix, ne reprenez pas un job par défaut.

Dans la majorité des cas, la séparation vous tombe dessus, elle vous est imposée.
Le chômage n’est cependant pas une fatalité, et rien ne vous oblige à subir cette période. Vous pouvez en prendre le contrôle et c’est la meilleure façon que je connaisse de ne pas sombrer.

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